À quand la fin de l'euphorie boursière?
Lecture suggérée :
Girard, M. (2025, 4 octobre). À quand la fin de l’euphorie boursière? Le Journal de Montréal, Opinions.
Commentaire
Les marchés boursiers mondiaux sont en surchauffe (à des sommets) depuis quelques années. C'est particulièrement le cas en 2025. Plusieurs se questionnent à savoir quand viendra la prochaine grande correction1? Est-ce que les marchés vont continuer à monter ou si la correction attendue arrivera bientôt?
À condition d'être déjà investis dans le marché, tout le monde fait de l'argent en bourse en ce moment. Ce n'est clairement pas le temps de se prendre pour des génies ou pour de bons investisseurs, c'est normal de faire de l'argent, toutes les bourses mondiales sont en hausse! Les investisseurs chevronnés sont ceux et celles qui ne vendront pas leurs titres au premiers signes de faiblesse des marchés, mais qui resteront plutôt calmes et qui continueront même d'investir.
Devrait-on cesser d'investir et attendre une baisse significative des marchés, ou même un krach2? Il est toujours risqué d'essayer de prédire la direction que prendront les marchés, et quand la baisse arrivera, si c'est le cas. Même des géants tels que Warren Buffett, Charlie Munger et Stephen A. Jarislowsky n'osent habituellement pas faire de telles prédictions. En arrêtant d'investir, nous risquerions de voir le prix des actions et les indices boursiers continuer à monter pendant que nous perdrions de l'argent en attendant sur les lignes de côté.
Habituellement, la meilleure approche consiste à investir sur une base régulière3, de manière automatique. Ainsi, si les marchés continuent de progresser, on en profite avec nos achats passés et si la correction ou un krach frappe soudainement, on peut continuer d'investir en achetant des titres indiciels « en solde » ou à rabais.
Notes de lecture
Plus l’ascension boursière est forte, plus le risque d’une sévère correction boursière ou même d’un krach est élevé. On l’a notamment vu en 1987, en 2000, en 2008, en 2020.
Depuis le début de l’année, c’est le baromètre de la Bourse de Toronto, le S&P/TSX, qui trône au sommet des indices nord-américains avec un gain de 23,7% lors des neuf premiers mois.
Pour une rare fois, l’indice torontois dame le pion aux mastodontes indices américains, dont voici la performance lors des mêmes neuf mois: le S&P 500 (+14,8%), le Dow Jones (+10,5%), le Nasdaq (+17,3%), le Russell 2000 (+10,4%).